03/11/2014

Salon Russkaya literatura (du 7 au 9 novembre 2014)

logo.png?t=1415019825Les éditions des Syrtes seront présentes du 7 au 9 novembre 2014 à l'Espace des Blancs manteaux, 48, rue Vieille du temple-Paris 4.

Pour plus d'informations: http://www.russkayaliteratura.fr/

21/11/2013

Les éditions Pétra au Salon du livre de sciences humaines

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Les éditions Pétra seront présentes au Salon du livre de sciences humaines qui se tiendra à la Cité de l’immigration, Porte dorée, du vendredi 22 au dimanche 24 novembre 2013.

Le programme du salon, dont le thème est cette année « Globalisation et individualisme »,  est disponible en cliquant sur le lien :http://www.salonshs.msh-paris.fr/spip.php?article302

- Le vendredi 22 novembre, de 17h30 à 19h00, une « carte blanche » a été accordée à la collection « intersectionS » autour du thème : Genre, ethnicité et migrations : quels enjeux aujourd’hui ?

- Le samedi 23, de 14h30 à 16h00, Laurent Vinatier participera à la table ronde : La guerre et ses nouveaux avatars . Laurent Vinatier vient de faire paraître Tchétchènes : une diaspora en guerre, dans la collection nouvellement créée « Monde en migrations », dirigée par Adeline Braux et Catherine Wihtol de Wenden.

30/09/2013

Sortie le 17 octobre: Dantsig Baldaev - GARDIEN DE CAMP, Tatouages et Dessins du Goulag

Dantsig BALDAEV
Gardien de camp
Tatouages et dessins du Goulag
Traduit du russe par Luba Jurgenson
Édition dirigée par Élisabeth Anstett et Luba Jurgenson

En librairie le 17 octobre 2013


9782940523023FS.gifLa connaissance de l’univers du Goulag peut désormais prendre appui sur le document unique que constitue cet album original de dessins effectués de 1949 à 1989 par l’ancien milicien et gardien de prison Dantsig Baldaev, album qu’il a lui-même offert en 1990 à l’ethnologue française Roberte Hamayon. Ces 74 pages de dessins effectués lorsqu’il était fonctionnaire de l’administration pénitentiaire soviétique offrent pour la première fois une mise en image du fonctionnement ordinaire des camps soviétiques, dans leurs aspects les plus terribles et les plus violents. Il pose également de façon magistrale la question du témoin comme celle de la légitimité du témoignage dans un contexte particulier où la parole des bourreaux n’a jamais été entendue.
L’album de Dantsig Baldaev représente à plus d’un titre une source documentaire unique en son genre : son caractère clandestin tout autant que l’époque à laquelle ce travail de graphisme et d’écriture a été réalisé, et le manque d’images des camps. En effet il n’existe que très peu de témoignages photographiques ou graphiques permettant de restituer le fonctionnement du Goulag. Seuls sont disponibles les clichés produits et utilisés dans le cadre de campagnes de propagande, ou les travaux plastiques (gravure, peinture, dessin) réalisés le plus souvent à l’issue de leur détention par d’anciens déportés et conservés par les musées du Goulag. À chaque fois le point de vue des gardiens y fait totalement défaut.
Les dessins de Dantsig Baldaev sont remarquables tant par la violence de leur propos que par la richesse et la précision de leur graphisme. Alors même qu’il rend compte de l’horreur, l’album commenté, annoté et décoré en utilisant les méthodes du scrapbooking, représente ainsi à lui seul un artéfact exemplaire des codes graphiques (typographies, couleur, matières) de la période soviétique.
La richesse et la variété des sujets abordés tout au long des 74 pages de l’album rendent difficile toute présentation résumée. Les principaux thèmes rendent compte en premier lieu de la réalité du Goulag à partir d’une mise en exergue de ses aspects les plus violents : pratiques d’humiliation, d’intimidation ou de torture, inhumanité des conditions de vie et de travail, modes de mise à mort. Les dessins mettent pour cela en scène les figures attendues des victimes mais aussi celles des bourreaux qui appartiennent au personnel administratif (forces de sécurité et personnel pénitentiaire représentés en uniforme avec leur grade) et à une catégorie spéciale de détenus faisant partie du monde de la pègre (vory v zakone) souvent représentés recouverts de ces mêmes tatouages dont Baldaev fait un inventaire préliminaire dans les pages 1 à 31 de l’album. En cela, les dessins mettent en scène l’épreuve de l’horreur et de la terreur en donnant au passage un visage aux victimes et aux bourreaux et en restituant une sociologie assez fine des enfers goulaguiens.
Chacune des vignettes participe à enrichir et étoffer un terrible répertoire des pratiques et des discours de violence. Les termes rapportés dans les commentaires apposés en bas de chacune d’elles utilisent ainsi le vocabulaire administratif utilisé pour désigner les victimes (scrupuleusement cité entre guillemets) mais aussi les pratiques en vigueur au Goulag illustrant dès lors de façon ironique, sarcastique ou tragique leur décalage avec la réalité des faits décrits par les dessins.


L’ouvrage est coordonné par Élisabeth Anstett, chargée de recherche au CNRS (Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux) et Luba Jurgenson, Maitre de conférences à l'Université Paris 4 - Sorbonne, traductrice et auteur de plusieurs ouvrages sur le Goulag. Il comprend :


- une Introduction par Élisabeth Anstett et Luba Jurgenson

- le Facsimilé intégral des 74 pages

- le facsimilé intégral en traduction française, enrichi de notes et d'un appareil critique rédigé par Élisabeth Anstett et Luba Jurgenson

- Plusieurs textes explicatifs de Luba Jurgenson et Élisabeth Anstett.


AVT_Danzig-Baldaev_4275.jpegDantsig Baldaev (né en Bouriatie en 1925 et décédé en 2005 à Saint-Pétersbourg) était le fils d’un érudit et folkloriste bouriate collaborateur de Roberte Hamayon, spécialiste du shamanisme sibérien. En tant que fonctionnaire du ministère de l’Intérieur et employé de l’administration pénitentiaire de 1948 à sa retraite en 1981, D. Baldaev occupa notamment les fonctions de gardien de prison dans différentes institutions carcérales dont certaines relevaient du NKVD. Dès 1949, il commença à porter un intérêt scientifique à la culture carcérale en travaillant d’une part sur le vocabulaire et le jargon des prisons, et d’autre part en effectuant des relevés de tatouages de prisonniers. Son travail linguistique fit ainsi l’objet de la publication d’un dictionnaire en 1992 (Slovar’ lagerno-tjuremno-blatnogo zargona, Moskva, Kraj Moskvy). Quant à son étude sur les tatouages, elle fit l’objet de plusieurs publications en Europe, dont les trois tomes de la Russian Criminal Tattoo Encyclopedia édités à Londres par les éditions Fuel.

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